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Le chien, un animal social

Le chien est un animal social : il a besoin d'un contact régulier avec des copains poilus tout au long de sa vie pour être bien dans ses pattes


Mais pourquoi ?


  • Cela permet de travailler et maintenir sa socialisation dès le plus jeune âge. Pour avoir un chien que l'on peut emmener partout avec soi, l'étape de la socialisation est primordiale. Elle regroupe l'ensemble de l'éveil au monde extérieur que l'on proposera au chien : voir d'autres congénères de toutes tailles et tous âges, voir des personnes (adultes, enfants, ...), d'autres animaux comme les chevaux ou les vaches, les véhicules (voitures, bus, camion, scooter, ...). La présence d'un autre copain chien est donc intéressante pour son lien social intraspécifique (de la même espèce), mais aussi cela peut l'aider à aborder un nouvel élément dans son environnement avec plus de sérénité. En effet, le chien apprenant beaucoup par mimétisme, s'il est aux côtés d'un autre chien à l'aise avec la nouvelle situation rencontrée, cela peut l'aider à mieux l'appréhender.


  • Votre toutou peut ainsi jouer à des jeux de chiens. Et oui ! Le lancé de balle 3 fois dans le jardin n'est pas forcément le jeu le plus attrayant pour votre chien ! Outre le fait qu'il existe presque autant de façons de jouer que de chiens, lui permettre de s'épanouir avec un copain a plusieurs avantages : Le premier, toujours en lien avec la socialisation, est de renforcer sa lecture des codes canins. Je m'explique : les chiens communiquent entre eux à travers divers signaux, majoritairement corporels. L'apprentissage de ces codes commence dès le plus jeune âge à travers le jeu, alors qu'il est encore auprès de sa mère dans sa fratrie. En revanche, si cet apprentissage n'est pas poursuivi lors de son arrivé dans sa nouvelle famille et tout le long de sa vie, il peut développer des problèmes de communication. Dans ces cas-là, le chien n'arrive plus à comprendre correctement les signaux envoyés par le(s) chien(s) face à lui, ou bien c'est lui-même qui ne parvient pas à communiquer avec ses congénères. On en arrive à un chien mal à l'aise lorsqu'il rencontre d'autres loulous, et qui peut parfois développer de l'agressivité liée à ce mal-être. Le second avantage est tout simplement de faire plaisir à son chien. Lui laisser l'occasion de se défouler à travers des types de jeu qu'il ne partage que très rarement avec sa famille est génial pour lui ! Certains vont adorer jouer à la course : en étant poursuivis, poursuiveur ou encore les deux, d'autres vont préférer un jeu de "brutes" comme je les appelle, typiquement jouer à la bagarre. Certains vont peut être juste apprécier une partie de mâchouille de bâtons avec un copain à leur côté. Il est tout à fait possible d'avoir un chien qui aime jouer à tout, cela dépendra juste du(es) chien(s) présent(s) et du moment.


Il y a tout de même à tout ça des signaux auxquels il faut être vigilants :


  • Si un chien exprime un malaise, on n'hésite pas à l'éloigner de la situation en continuant notre chemin si c'est en balade par exemple.


  • On s'assure que le chien qui arrive en face avec son maître lors de la balade de Médor est généralement OK lors des interactions avec ses congénères. Certains chiens, par traumatisme ou socialisation mal gérée, ne supportent pas le contact avec d'autres chiens, il est important d'en tenir compte. Pour s'éviter une mauvaise expérience, il est essentiel d'avoir un bon rappel, de rattacher son chien si celui d'en face l'est aussi, et de demander au maître en question si lui (et son chien) sont d'accord pour une interaction. On voit beaucoup de personnes sûres du comportement de leurs chiens et qui ne les rattachent jamais, tout en criant de loin "il est gentil". C'est très bien, mais souvent le problème vient du chien d'en face qui lui n'accepte pas la présence d'un autre chien ! On se retrouve donc face à une situation où le chien à l'aise risque de subir une agression, et le chien mal à l'aise se mettra en échec car sa zone de confort n'a pas été respectée. Cela peut parfois réduire à néant les progrès de ce chien là, qui suit peut être une rééducation. Seulement 2 minutes vous sont nécessaires pour rattacher votre gentil compagnon et demander si le contact est possible, et vous éviterez ainsi de faire perdre parfois plusieurs mois de travail à celui d'en face, pensez-y !

  • Il est contre productif de chercher à faire voir beaucoup de choses à son chiot/chien dans un court laps de temps. Certes, il aura été confronté à diverses situations en grande quantité, mais ont elles été toujours bien vécues par votre chien ? Il vaut mieux prendre son temps lors d'une socialisation, laisser au chien la possibilité de s'imprégner de son environnement, de près ou de loin, de se retirer s'il ne se sent plus à l'aise. Fixez vous de petits objectifs à chaque séance pour être certain d'y parvenir. Si aujourd'hui Médor n'est pas allé jusqu'à renifler la vache face à lui, ce n'est pas grave ! Il a eu le temps d'analyser son environnement de loin à ce moment là, et d'ici quelques jours il s'en approchera d'avantage de lui même. La patience est le maître mot de l'éducation positive, il faut aller au rythme de son chien, en respectant son bien-être physique et émotionnel.



A bientôt pour un autre post conseils !

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